PostgreSQL 18 est disponible, ce qu’il faut savoir concernant les évolutions et les bonnes pratiques de migration
- lhauth
- 22 oct. 2025
- 4 min de lecture

La version 18 de PostgreSQL, sortie fin septembre 2025, introduit plusieurs évolutions techniques qui facilitent la gestion des bases de données au quotidien. Ces changements concernent autant la performance que la supervision et la sécurité. Chez Zen Conseil, nous accompagnons les entreprises dans l’analyse et la mise en œuvre de ces nouveautés, selon leurs besoins et contraintes opérationnelles.
Des améliorations orientées performance et fiabilité
L’une des avancées les plus significatives de PostgreSQL 18 est l’introduction du nouveau sous-système d’entrées et sorties asynchrones, appelé AIO. Cette évolution technique permet au moteur de mieux paralléliser les opérations de lecture et d’écriture, ce qui améliore sensiblement la fluidité des traitements.
Les tâches internes comme les scans séquentiels, les opérations de vacuum ou la création d’index bénéficient d’une exécution plus rapide et plus régulière, notamment sur les bases volumineuses ou fortement sollicitées. Ces gains de performance s’obtiennent sans aucun changement du côté applicatif, ce qui rend cette amélioration immédiatement exploitable.
Le moteur de requêtes progresse lui aussi avec le support des skip scans sur les index B-tree multi-colonnes. Cette nouveauté permet d’utiliser un index existant même lorsque la première colonne n’est pas filtrée dans la requête. En pratique, cela réduit le besoin de créer de nouveaux index et allège la charge de maintenance pour les équipes DBA. Les plans d’exécution deviennent plus efficaces, en particulier dans les environnements où les modèles de données évoluent souvent.
L’optimizer, véritable cœur du moteur d’exécution, a également bénéficié de plusieurs améliorations. Il sait désormais identifier et éliminer automatiquement les auto-jointures inutiles, optimisant ainsi les requêtes complexes sans intervention humaine. Il gère aussi mieux les expressions de type IN (VALUES ...) et les traitements impliquant des opérations de comparaison ou de regroupement comme GROUP BY, DISTINCT, INTERSECT ou EXCEPT.
Ces évolutions ne modifient pas les usages, mais rendent le moteur plus intelligent et plus stable, capable d’adapter sa stratégie aux caractéristiques réelles des données.
Les colonnes générées virtuelles font désormais partie du comportement standard de PostgreSQL. Cette évolution, souvent attendue, apporte une réelle souplesse dans la conception des modèles de données. Elle permet de calculer une valeur au moment de la lecture sans la stocker physiquement sur disque. Concrètement, cela évite la duplication d’informations et réduit la taille des tables, tout en maintenant la cohérence des données. Les développeurs peuvent ainsi simplifier leurs schémas et alléger la charge de maintenance, notamment dans les applications qui s’appuient sur des calculs dynamiques ou des transformations fréquentes.
La version 18 introduit également de nouveaux mécanismes qui renforcent la sécurité et la cohérence du moteur. Le support natif du protocole OAuth 2.0 pour l’authentification facilite l’intégration avec les systèmes d’identité modernes et les architectures SSO. Les entreprises peuvent désormais relier PostgreSQL à leurs plateformes de gestion des accès sans recourir à des modules externes, tout en respectant les standards actuels de sécurité.Autre nouveauté, la fonction uuidv7() fait son apparition.
Elle génère des identifiants universels ordonnés chronologiquement, ce qui améliore la gestion des clés dans les systèmes distribués et optimise certaines opérations d’indexation. Cette approche combine la praticité des UUID classiques à une meilleure organisation temporelle des données, offrant un compromis utile entre performance et traçabilité.
Côté supervision, PostgreSQL 18 continue de progresser avec des outils plus précis et plus riches en informations. Les nouvelles statistiques disponibles permettent de suivre en détail les opérations d’entrées et sorties ainsi que les tâches de maintenance comme le VACUUM ou l’ANALYZE. Ces données offrent aux administrateurs une vision plus fine du comportement du moteur et facilitent le diagnostic des ralentissements. Les équipes peuvent ainsi anticiper les dérives de performance, ajuster les paramètres de configuration et planifier les opérations de maintenance de manière plus ciblée.
Des changements à prendre en compte avant migration
PostgreSQL 18 introduit quelques ajustements à anticiper lors d’une mise à jour.Les checksums de données sont désormais activés par défaut sur les nouveaux clusters, ce qui nécessite une vérification de compatibilité avant migration.
L’authentification MD5 est officiellement dépréciée au profit du mode SCRAM, plus moderne.Les commandes de maintenance telles que VACUUM et ANALYZE incluent maintenant les partitions enfants, ce qui peut modifier le comportement sur certaines bases partitionnées.
Enfin, quelques différences dans la gestion des fuseaux horaires et des index de texte intégral peuvent justifier une série de tests avant le passage en production.
Ces évolutions ne bloquent pas les migrations, mais elles demandent une préparation et une validation technique pour garantir la continuité de service.
Un intérêt concret pour les équipes techniques
Pour les DSI et les administrateurs de bases de données, PostgreSQL 18 représente une évolution utile.
Les améliorations d’I/O peuvent réduire les temps de traitement sur des volumes importants. Le moteur d’indexation plus souple simplifie la maintenance et limite les besoins en ressources.
La migration permet aussi de renforcer la conformité des systèmes grâce à une authentification modernisée et à une meilleure traçabilité des opérations.
Cette version s’adresse aussi bien aux équipes qui souhaitent optimiser leurs instances existantes qu’à celles qui préparent de nouveaux déploiements sur un socle stable et durable.
L’accompagnement Zen Conseil
Chez Zen Conseil, nous aidons les organisations à planifier et à sécuriser leurs montée de version PostgreSQL. Notre approche repose sur trois étapes principales :
L’analyse préalable des environnements existants
La définition d’un plan de migration adapté (via pg_upgrade, dump/restore ou réplication logique)
Le suivi post-migration pour valider la performance et la stabilité.
Nous accompagnons également les équipes internes à travers des sessions de transfert de compétences, afin qu’elles puissent exploiter efficacement les nouveautés de PostgreSQL 18 et ajuster leurs pratiques d’administration.
En conclusion
PostgreSQL 18 poursuit l’évolution du moteur avec des améliorations ciblées sur la performance, la fiabilité et la maintenance. Ces changements apportent des gains concrets pour les systèmes en production tout en conservant la compatibilité avec les pratiques existantes.
Pour les entreprises qui souhaitent évaluer cette mise à jour ou planifier une migration Zen Conseil propose un accompagnement technique et méthodique adapté à chaque contexte.
.webp)



Commentaires